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Alaa El-Aswany

né en 1957, Alaa El Aswany est le fils de l'avocat et homme de lettres Abbas El Aswany, dont la maison accueillait de nombreux représentants de l'intelligentsia dans les années soixante-dix. De ce fait, Alaa a toujours eu le virus de la littérature; il s'est pourtant doté d'une formation de dentiste, conscient qu'il serait très difficile de gagner sa vie en tant qu'écrivain. Il a publié plusieurs recueils de nouvelles qui se distinguaient par une vision particulièrement pessimiste de la situation sociale et politique en Egypte, jusqu'au succès inattendu de l'Immeuble Yacoubian. Tout d'abord le livre, qui a atteint des niveaux de diffusion sans précédent pour un ouvrage de fiction, puis le film, qui remporte un grand succès à la fois en Egypte et maintenant en France.

L'immeuble Yacoubian

Actes Sud, 2006, traduit de l'arabe par Gilles Gauthier(orig. 'Imârat Yaakoubiân, 2002)

L'histoire d'un immeuble cairote dont la construction remonte au début du siècle et qui, au cours des époques successives, a vu sa population se colorer d'une galerie stupéfiante de personnages issus des classes sociales les plus diverses, qui cohabitent, inter-agissent et parfois s'affrontent.

Il y a d'abord Zaki Pacha, le fils d'un vieux pacha qui a connu la gloire d'antan et qui est resté amateur de plaisirs et de femmes. Il y a aussi Hatem, le rédacteur en chef d'un journal francophone qui, le soir venu, s'adonne aux plaisirs homosexuels avec des gueux ramassés dans la rue. Il y a encore Taha qui n'a pas réussi à intégrer l'école de police pour cause de père gardien d'immeuble et qui devient une proie facile pour les islamistes, Bothaïna, sa fiancée inquiète de le voir changer et elle-même en butte aux harcèlements sexuels de toute nature...

C'est un chant de nostalgie pour une Egypte qui n'est plus, accompagné d'une dénonciation très violente de ce que le pays est devenu. A noter que ce livre a été adapté à l'écran par Marwân Hamed, donnant à Adel Imam l'occasion de revenir à un cinéma de qualité avec un très beau rôle.

Extraits presse
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Chicago

Actes Sud, 2008, traduit de l'arabe par Gilles Gauthier(orig. Chicâgo, 2006)

Pour ce deuxième roman traduit en France, Alaa el-Aswani a déplacé sa caméra d'entomologieste de l'autre côté de l'Atlantique pour s'intéresser à une petite communauté d'étudiants égyptiens installée à Chicago.

Une fois encore, il déploie un grand talent d'observation sociologique, mettant le doigt là où ça fait mal: les portraits sont assez saisissants, et le livre assez prenant, on est très impatient d'assister à cette confrontation entre deux cultures.

Ce qui ressort principalement de cette confrontation, c'est que les plaies de la société égyptienne (et notamment l'humiliation du citoyen égyptien par les régimes successifs) la poursuivent partout, même dans des terres séparées de la mère patrie par un océan. C'est une vision particulièrement noire, lucide si l'on veut, mais d'une lucidité exclusivement consacrée à repérer les travers des personnages, leurs perfidies, leurs lâchetés. Certes, on applaudit les piques contre le régime, mais en voyant la veulerie des personnages, on se dit qu'ils n'ont finalement que ce qu'ils méritent.

Cette noirceur était déjà à l'oeuvre dans l'immeuble Yacoubian, mais elle était rendue digeste par l'invention d'un magnifique personnage, celui de Zaki Pacha. Rien de tel ici, d'où un vague sentiment d'amertume. .

Extraits presse
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Mohammed Mostagab

né en 1938 à Deyrouth en Haute-Egypte, a fait tous les métiers, depuis ouvrier calligraphe jusqu'à aide-calligraphe en passant par planton, avant d'être embauché comme agent administratif à l'Académie de langue arabe.

Tribulations d'un Egyptien en Egypte

Editions Actes Sud, 1997, roman traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols et Nashwa al-Azhari (orig. Mîn al-tarîkh al-Sirrî li Noomân 'Abdelhâfez, 1982)

Les aventures drôlatiques et truculentes d'un citoyen ordinaire, Noomân Abdelhâfez, et la description de ses tribulations, depuis la campagne où il exerce comme castreur de boucs jusqu'à la ville où il connaîtra des aventures bien mouvementées en compagnie des vivants et des morts.

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Mohammed El-Bisatie

né en 1937 à Gammaleyya, un petit village au bord du lac de Manzalah près de Port-Saïd, publie son premier recueil de nouvelles en 1968, écriture caractérisée par son style elliptique et son enracinement dans le petit peuple des pêcheurs. La clameur du lac a obtenu le prix du meilleur roman égyptien en 1994.

La clameur du lac

Editions Actes Sud, 1996, roman traduit de l'arabe par Edwige Lambert.

Une chronique de la vie des pêcheurs vivant autour d'un lac et ancrés dans leurs traditions sociales et religieuses..

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Derrière les arbres

Editions Actes Sud, 2000, roman traduit de l'arabe par Edwige Lambert.

Une poursuite haletante sur fond d'adultère mis au jour au fin fond de la campagne égyptienne. Passions et tremblements décrits dans un style sûr et économe.

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Latifa Zayyat

née en 1923, figure marquante de la vie politique et littéraire égyptienne, s'est illustrée par ses courageuses prises de position politiques et son engagement pour donner à la femme la place qui lui revient.

Perquisition

Editions Sindbad - Actes Sud, 1996, roman traduit de l'arabe par Richard Jacquemond (orig. Hamlat taftîch - Awrâq chakhsiyya, 1992).

Le journal intime d'une femme d'opinions, superbe destin de militante engagée dans la défense de la justice sociale et de la place de la femme dans la société égyptienne.

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Ibrahim Abdel-Méguid

né en 1946 à Alexandrie, a fait des études de philisophie avant de se consacrer à l'écriture, tout en dirigeant des collections pour des organismes d'édition publics.

La Maison aux Jasmins

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Editions Actes Sud, 2000, roman traduit de l'arabe par Nachoua al-Azhari (Bayt al-Yasâmin, 1986)

Un très beau roman sur la perte des illusions d'un employé administratif travaillant dans une société de construction navale; ce roman vaut aussi par la peinture très attachante d'Alexandrie.

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L'autre pays

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Editions Actes Sud, 1999, roman traduit de l'arabe par Catherine Tissier-Thomas (Al-balda al-Okhra)

L'histoire d'Ismaïl, un jeune émigré égyptien qui, comme tant d'autres, est parti tenter sa chance dans un eldorado pétrolier, et qui se trouve rapidement confronté aux mirages trompeurs d'une société où l'argent et l'hypocrisie règnent en maîtres.

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Abdel Hakim Qassem

né en 1935 à Mandara, petit village du delta du Nil, près de Tanta. Arrêté en 1960 pour appartenance à une organisatoin de gauche clandestine, il passe quatre ans en camp de détention, période pendant laquelle va mûrir sa première oeuvre romanesque, Les Sept Jours de l'homme. Il est libéré en 1965. Plus tard, opposé aux accords de Camp-David, il s'exile en Allemagne entre 1975 et 1985. A son retour, il rejoint le parti du Rassemblement mais échoue aux élections législatives. Il disparaît en 1990. Figure marquante de la littérature égyptienne de ces trente dernières années, il a publié trois romans, six recueils de nouvelles et une pièce de théâtre.

Les sept jours de l'homme

Editions Sindbad - Actes Sud, 1998, traduit de l'arabe par Edwige Lambert (orig Ayyâm al-insân al-sabaa, 1969)
Présentation et extrait

Extrait de presse

Parcours initiatique dans tous les sens du terme, ce roman dépeint la lente évolution d'un personnage qui, d'abord émerveillé par le rituel soufi de la confrérie dirigée par son père, finira par rejeter son milieu rural et l'imagerie mystique qui a bercé son enfance.

L'atmosphère unique de ce roman situé dans le milieu fortement imprégné de sainteté mystique autour du bourg de Tanta et de son saint patron, Sayyed Badawi. Donnez votre avis

Edouard Al-Kharrat

né en 1926 à Alexandrie de parents originaires de la Haute-Egypte. Romancier, nouvelliste, poète, critique littéraire, critique d'art, traducteur (n'en jetez plus!), Al-Kharrat est une figure très importante de la littérature égyptienne contemporaine, notamment en raison de sa participation active au débat critique et à son exigence stylistique (en quoi il se rapproche davantage de certains courants modernes occidentaux, même si ses sujets sont ancrés dans une certaine réalité égyptienne.

Alexandrie, terre de safran

Editions Actes Sud, 1997, traduit de l'arabe par Luc Barbulesco, réédité en poche Babel (orig. Wa turâbuha zaafarân).

Un livre sur les premiers émois, éveil à la politique et à la sensualité, le tout dans une atmosphère imprégnée de religiosité, fabrication du pain de Pâques ou regards dérobés durant la messe.

Extraits presse
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Les pierres de Bobello

Editions Actes Sud, 1999, traduit de l'arabe par Jean-Pierre Milelli.

Un vieil homme se penche sur son adolescence (les années 1940). Sous forme de souvenirs, de rêves et de fantasmagories, un hymne à l'Egypte, pays sans âge, quasi immuable. Un récit nostalgique et poétique.

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Ibrahim Aslan

né à Tanta en 1935, a publié sont premier recueil de nouvelles (Buhayrat al-masaa) en 1971, avant de faire paraître plusieurs romans tout en faisant divers métiers, notamment employé des postes. Autodidacte, il a également dirigé les pages culturelles du journal libanais al-Hayat.

Kit Kat Café

Editions Actes Sud, 2003, traduit de l'arabe par Arlette Tadié (orig. al-Kit-Kât)

Un truculent aveugle sème la zizanie dans un quartier en vivant sa vie comme il l'entend et en libérant sa parole qui met à nu les plaies du voisinage. A noter que ce livre a été adapté à l'écran par Daoud Abdel Sayed, donnant lieu à une interprétation saisissante de Mahmoud Abdel-Aziz.

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Equipe de nuit

Editions Actes Sud, 2000, traduit de l'arabe par Amina Rachid et Arlette Tadié (orig. Wardiyat layl)

Extraits presse
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Nabil Naoum

né en 1944 au Caire, a vécu une partie de sa vie aux Etats-Unis où il a travaillé comme ingénieur, s'est fait connaître surtout par ses nouvelles, qui s'attachent à décrire le désarroi de l'homme confronté au monde de morts et des pierres.

Corps premier

Editions Actes Sud, 1998, traduit de l'arabe par Luc Barbulesco.

Fouad, un architecte rentrant au pays après quelques années aux Etats-Unis, décide de réunir tous ses proches. Parallèlement, il subit les épreuves passionnelles de figures féminines tour à tour cruelles et bienveillantes. Il finit par comprendre que le monde présent et celui des morts s'interpénètrent et s'unissent dans l'enveloppe charnelle.

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Moi, Toutankhamon, reine d'Egypte

Editions Actes Sud, paru en sept 2005, traduit de l'arabe par Luc Barbulesco.

Du fond de sa prison, une femme se lamente dans une longue oraison: il s'agit de Tout, connue par l'Histoire sous le nom de Toutankhamon, qui donne le récit d'une vie de passion et de tragédie liée à son identité féminine longtemps inavouée.

Naoum prend sûrement quelques libertés avec la vérité historique, mais l'audace est récompensée par un texte d'une grande force poétique.

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Bahâ Taher

né en 1930, diplômé en Histoire et en Media de la Faculté du Caire, a travaillé pour la télévision jusqu'en 1975, non sans publier en 1972 son premier recueil de nouvelles. Il part ensuite à Genève où il effectue une carrière de traducteur auprès des Nations Unies, poursuivant parallèlement son oeuvre de romancier et de nouvelliste. Auteur également de L'amour en exil.

Tante Safeya et le monastère

Editions Autrement, 1996, traduit de l'arabe par Catherine Bachellerie (orig. Khâlati Safeyya wal-Deir).

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Khayri Shalabi

né en 1938, autodidacte, a pratiqué une multitude de petits métiers avant de venir à la littérature. Conteur à la mémoire prodigieuse, véritable encyclopédie vivante de la culture orale, il est capable d'extraire de sa mémoire des vers de poésie, des perles du patrimoine ancien, ou des anecdotes ayant trait à sa nombreuse famille. Il est l'auteur d'une oeuvre extrêmement prolifique - plus de soixante-dix ouvrages dont une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, il n'a été consacré que tardivement avec la publication en 1992 de Wikâlat 'Ateyya (L'auberge d'Ateyya), qui lui a valu en 2003 le prix Naguib Mahfouz.

Le temps du kif

Editions Actes Sud, paru en février 2006, traduit de l'arabe par Frédéric Lagrange (orig. Sâleh Heissa, 2000).

La traversée du Caire des fumeries de haschich et la description de leur univers interlope, avec un portrait croquignolesque de Saleh Barouf, un garçon de café ainsi surnommé en raison de sa sujétion à des crises de folie, provoquées par l'inhalation d'une étrange mixture.

Extraits parus dans La Pensée de Midi

Avis de lecteurs

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May Telmissany

née en 1965 dans une famille comptant de nombreux artistes, elle a pris part à de nombreux événements en rapport avec la littérature cinéma et l'audiovisuel. Elle a commencé une carrière littéraire remarquée, avec notamment deux courts romans déjà traduits. Elle vit depuis plusieurs années à Montréal ou elle prépare un doctorat de littérature comparée.

Doniazade

Editions Actes Sud, 2000, traduit de l'arabe par Mona Latif-Ghattas.

Un journal à la première personne pour retracer la douleur de la narratrice après la perte de sa fille en bas âge, appelée Doniazade d'après la soeur - oubliée - de Sheherazade dans les Mille et une nuits.

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Heliopolis

Editions Actes Sud, 2003, traduit de l'arabe par Mona Latif-Ghattas.

Un ouvrage à la structure originale et au ton novateur qui cherche à ressuciter l'identité et les pensées intimes de plusieurs générations de femmes. Avec ça et là des touches satiriques (la scène où une épouse soumise s'emploie à recompter mentalement les pyjamas revenus du repassage tandis que son mari lui fait l'amour).

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Yahya Ibrahim

on sait assez peu de choses sur cet écrivain si ce n'est qu'il est né au Caire en 1949, qu'il a vécu dans plusieurs pays d'Europe, dont l'Allemagne où il a publié en arabe son premier roman, Folie de rechange, grâce au parrainage de Rifaat Sallam, poète égyptien et collaborateur du journal londonien al-Hayat. Il est actuellement installé à Paris.

Folie de rechange

Editions Lignes et Manifeste (Leo Scheer), 2005, traduit de l'arabe par Maryam Younis (orig. Hikâyat majnûn, 2000)

Le narrateur est un jeune homme qui traverse l'existence dans une sorte de désarroi, se cherchant une identité à travers diverses expériences sexuelles. Un jour, il se porte volontaire pour effectuer son service militaire; il découvre l'absurdité de la vie militaire, jusqu'au jour où éclate la geurre des Six jours. Après la défaite, il veut se démobiliser mais découvre que les choses ne sont pas si simples... Il lui reste à simuler la folie jusqu'à en perdre la raison.

Cet ouvrage qui ne recule devant aucun tabou (l'inceste, l'usage des corps, la désertion) a été d'abord publié en arabe par une maison d'édition installée en Allemagne. Il devait être présenté à la foire du livre du Caire 2005, où il a été immédiatement saisi en même temps qu'une trentaine d'autres ouvrages littéraires, religieux ou politiques.

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Hamdi Abou-Golayyel

né en 1968, issu d'une famille de bédoins sédentarisés près du Fayoum, a travaillé comme manoeuvre jusqu'à la publication de son premier recueil de nouvelles; depuis lors, il occupe un emploi culturel dans la fonction publique.

Petits voleurs à la retraite

Editions de l'Aube, 2005, traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols (orig. Lusûs mutaqâ'idîn, 2002).

La recette: "Imaginez ­ par exemple ­ que vous vivez la vie d'un personnage de roman, et assurez-vous que ce personnage sait finement jouer de votre aptitude à la fourberie et au mensonge, comme il excelle à serrer la main de gens que vous haïssez cordialement." A partir de là, l'auteur compose une extraordinaire galerie de personnages qui gravitent tous autour d'un immeuble situé dans une banlieue prolétaire du Caire.

Extraits parus dans La Pensée de Midi

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